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Les réseaux sociaux sont ils vraiment gratuits ?

· Réseaux sociaux,Gratuit,Payant,Données personnelles,Monétisation

Bien qu'ils ne vous demandent pas de frais d'inscription, les réseaux sociaux ne tirent-ils quand même pas profit de votre affiliation ?

 

Avec leur gratuité apparente, les réseaux sociaux sont tendances. De plus en plus de jeunes possèdent un ou plusieurs profils sur diverses plates-formes. Cependant, à l'heure où ces mêmes plates-formes affichent des revenus plantureux, les jeunes ne seraient-ils pas en droit de savoir s'ils ne sont pas eux-mêmes les produits ?

 

Aujourd'hui, les réseaux sociaux affichent une progression exponentielle. Chaque année, leurs revenus se comptent en milliards de dollars. Pourtant, l'affiliation y est gratuite. Il est alors raisonnable de se questionner sur l'origine de ce financement. Les réseaux sociaux n'exploiteraient-ils pas, honteusement, nos données privées à des fins commerciales. Entre marketing et publicité, faisons le point sur un nouveau mode de financement qui fait des utilisateurs des produits de consommation.

 

Ce que les réseaux sociaux veulent de vous

Lorsque vous créez un profil sur un réseau social, il cherche chez vous bien plus que votre simple affiliation. Certes, il vous permet de rentrer en contact avec des personnes partout dans le monde, mais ils font également de vous des produits marketing. Afin d'engranger des bénéfices, les réseaux sociaux se servent de la valeur de vos données et de vos échanges. En somme, vous les intéressez à deux niveaux : le nombre que vous représentez et ce que vous représentez.

 

Augmentation de l'audience

Comme dans beaucoup de modèles économiques sur la toile, les plates-formes sociales se financent presque exclusivement sur la taille de leur audience. De ce fait, il est extrêmement facile de comprendre que pour les dirigeants de tels programmes, l'important c'est le nombre d'abonnés. Gratuits ou payants, les utilisateurs représentent une donnée financière dont on peut se servir pour engranger des profits.

 

Par conséquent, plus il y a d'inscrits sur une plate-forme sociale, plus celle-ci est à même de négocier ces prix. C'est en effet la taille de l'audience qui détermine la valeur, sur le marché, de la plate-forme. Somme toute, vous n'êtes plus alors qu'une statistique, un chiffre, un anonyme noyé dans la masse.

 

Données personnelles

Si les réseaux sociaux s'intéressent à vous, c'est également dans le but de récolter vos données personnelles. En effet, lorsque vous vous inscrivez sur des plates-formes comme Facebook, notamment, vous avez l'opportunité de renseigner un certain nombre d'informations sur votre profil. Vous pouvez, bien entendu, refuser de les inscrire, mais la plate-forme trouve toujours un moyen de vous pousser à le faire. Elle s'approprie ainsi des indications de lieux, d'âge, d'étude mais également des informations plus pointues sur vos goûts avec les films que vous aimez, les musiques que vous écoutez et les pages que vous aimez ou les personnes avec qui vous partagez.

 

Ces données, bien qu'elles vous semblent peut-être sans importance, représentent pour les réseaux sociaux une valeur inestimable. C'est à travers ces informations collectées que de tels réseaux sont capables d'engranger des milliards de dollars de bénéfices.

Cependant, ce modèle présente des limites. Les conditions générales d'utilisation sont parfois alambiquées et certains articles demeurent, volontairement, flous. Pourtant, de nombreuses lois protègent les utilisateurs sur le terrain délicat que sont la confidentialité des données, le respect de la vie privée et l'éthique des informations.

 

Comment se financent les réseaux sociaux ?

Les modèles économiques classiques, pour être rentables, demandent aux utilisateurs de payer un droit d'inscription, d'affiliation ou d'utilisation. Les réseaux sociaux se mettent gratuitement à disposition des internautes. Cependant, force est de constater, que d'année en année, leurs profits ne cessent de s'accroître. Certains d'entre eux engendrent des bénéfices de plusieurs milliards de dollars. Pour brasser de pareilles sommes d'argent, il est indéniable que d'une manière ou d'une autre, ils doivent forcément récupérer de l'argent sur le dos des utilisateurs.

 

La publicité

Sans surprise, c'est la publicité qui est la première source de revenus des plates-formes sociales. En fonction du nombre d'utilisateurs, elles ont la capacité de pouvoir négocier des tarifs de plus en plus élevés. Ainsi, les annonceurs payent pour être vus du plus grand nombre.

 

La qualité de l'audience est également un facteur primordial. C'est donc en fonction des informations que les plates-formes ont collectées sur vous qu'elles peuvent monnayer des tarifs publicitaires encore plus élevés. Elles ont le loisir de promettre aux annonceurs que leurs publicités ne seront affichées que sur les pages d'une cible particulière. Ainsi, vous vous retrouvez segmentés en fonction de vos origines, de votre localisation, de votre âge ou de vos goûts. La plate-forme dissèque en long et en large votre vie, dans un but purement financier.

 

Aux vues de ces éclairages, il est aisé de comprendre que, dès lors, votre présence en elle-même sur le réseau social est déjà pour lui un gain d'argent.

 

Le freemium

Certains réseaux sociaux gagnent également de l'argent grâce à des abonnements ou à des affiliations. Des plates-formes comme Viadeo proposent en effet des applications supplémentaires aux utilisateurs qui payent un abonnement. Mi-gratuites et mi-payantes, ces plates-formes se servent à la fois des données privées et des payements effectués par les utilisateurs.

 

Ces médias sociaux ont donc intérêt d'une part à récolter le plus d'informations sur vous et d'autre part de vous pousser à vous abonner. Pour ce faire, ils vous donnent un aperçu de ce que vous pourriez recevoir en payant tout en vous démontrant, bien entendu, que la version gratuite a beaucoup de limites. Véritable procédé marketing, cette technique a pour but de vous faire sentir lésé si vous ne payez pas. Ainsi, vous vous abonnez.

 

Le modèle Pinterest

La plate-forme Pinterest a cependant révolutionné ce modèle.

Depuis sa création, le réseau social Pinterest a vraiment pensé à sa monétisation avant de chercher à acquérir, au grand galop, la plus grande audience possible. De fait, la plate-forme ne fonctionne pas sur un modèle publicitaire mais sur un modèle d'affiliation.

Ainsi, lorsqu'une épingle mène à un site de e-commerce, Pinterest y adjoint un code de suivi (ou tracking). De cette façon, lorsqu'un utilisateur fait en achat sur le site commerçant en provenant de Pinterest, la plate-forme récolte une commission sur la vente. Il n'est donc plus question de vendre de quelque manière que ce soient des données personnelles ou de demander aux utilisateurs un investissement, c'est la plate-forme qui s'autofinance.

 

Lorsque l'on parle de la gratuité des réseaux sociaux, nous savons à présent qu'elle est toute relative. N'est-il pas usurpé de penser que notre vie privée et nos données personnelles valent bien mieux et plus cher que ce qu'ils en font ?

 

 

 

exergue informative (à mettre dans un encadré coloré) : « Le terme de réseaux sociaux désigne généralement l'ensemble des sites Internet permettant de se constituer un réseau d'amis ou de connaissances professionnelles et fournissant à leurs membres des outils et interfaces d'interaction, de présentation et de communication. Les réseaux sociaux les plus connus sont Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo. YouTube peut également être considéré partiellement comme réseau social dans la mesure où le service a développé des outils d'interaction entre ses membres. Le succès d'audience des principaux réseaux sociaux en a fait des supports marketing et publicitaires. »

Source : définitions marketing (http://www.definitions-marketing.com/definition/Reseaux-sociaux/)

 

 

Bien qu'ils ne vous demandent pas de frais d'inscription, les réseaux sociaux ne tirent-ils quand même pas profit de votre affiliation ?

Avec leur gratuité apparente, les réseaux sociaux sont tendances. De plus en plus de jeunes possèdent un ou plusieurs profils sur diverses plates-formes. Cependant, à l'heure où ces mêmes plates-formes affichent des revenus plantureux, les jeunes ne seraient-ils pas en droit de savoir s'ils ne sont pas eux-mêmes les produits ?

Aujourd'hui, les réseaux sociaux affichent une progression exponentielle. Chaque année, leurs revenus se comptent en milliards de dollars. Pourtant, l'affiliation y est gratuite. Il est alors raisonnable de se questionner sur l'origine de ce financement. Les réseaux sociaux n'exploiteraient-ils pas, honteusement, nos données privées à des fins commerciales. Entre marketing et publicité, faisons le point sur un nouveau mode de financement qui fait des utilisateurs des produits de consommation.

Ce que les réseaux sociaux veulent de vous

Lorsque vous créez un profil sur un réseau social, il cherche chez vous bien plus que votre simple affiliation. Certes, il vous permet de rentrer en contact avec des personnes partout dans le monde, mais ils font également de vous des produits marketing. Afin d'engranger des bénéfices, les réseaux sociaux se servent de la valeur de vos données et de vos échanges. En somme, vous les intéressez à deux niveaux : le nombre que vous représentez et ce que vous représentez.

Augmentation de l'audience

Comme dans beaucoup de modèles économiques sur la toile, les plates-formes sociales se financent presque exclusivement sur la taille de leur audience. De ce fait, il est extrêmement facile de comprendre que pour les dirigeants de tels programmes, l'important c'est le nombre d'abonnés. Gratuits ou payants, les utilisateurs représentent une donnée financière dont on peut se servir pour engranger des profits.

Par conséquent, plus il y a d'inscrits sur une plate-forme sociale, plus celle-ci est à même de négocier ces prix. C'est en effet la taille de l'audience qui détermine la valeur, sur le marché, de la plate-forme. Somme toute, vous n'êtes plus alors qu'une statistique, un chiffre, un anonyme noyé dans la masse.

Données personnelles

Si les réseaux sociaux s'intéressent à vous, c'est également dans le but de récolter vos données personnelles. En effet, lorsque vous vous inscrivez sur des plates-formes comme Facebook, notamment, vous avez l'opportunité de renseigner un certain nombre d'informations sur votre profil. Vous pouvez, bien entendu, refuser de les inscrire, mais la plate-forme trouve toujours un moyen de vous pousser à le faire. Elle s'approprie ainsi des indications de lieux, d'âge, d'étude mais également des informations plus pointues sur vos goûts avec les films que vous aimez, les musiques que vous écoutez et les pages que vous aimez ou les personnes avec qui vous partagez.

Ces données, bien qu'elles vous semblent peut-être sans importance, représentent pour les réseaux sociaux une valeur inestimable. C'est à travers ces informations collectées que de tels réseaux sont capables d'engranger des milliards de dollars de bénéfices.

Cependant, ce modèle présente des limites. Les conditions générales d'utilisation sont parfois alambiquées et certains articles demeurent, volontairement, flous. Pourtant, de nombreuses lois protègent les utilisateurs sur le terrain délicat que sont la confidentialité des données, le respect de la vie privée et l'éthique des informations.

Comment se financent les réseaux sociaux ?

Les modèles économiques classiques, pour être rentables, demandent aux utilisateurs de payer un droit d'inscription, d'affiliation ou d'utilisation. Les réseaux sociaux se mettent gratuitement à disposition des internautes. Cependant, force est de constater, que d'année en année, leurs profits ne cessent de s'accroître. Certains d'entre eux engendrent des bénéfices de plusieurs milliards de dollars. Pour brasser de pareilles sommes d'argent, il est indéniable que d'une manière ou d'une autre, ils doivent forcément récupérer de l'argent sur le dos des utilisateurs.

La publicité

Sans surprise, c'est la publicité qui est la première source de revenus des plates-formes sociales. En fonction du nombre d'utilisateurs, elles ont la capacité de pouvoir négocier des tarifs de plus en plus élevés. Ainsi, les annonceurs payent pour être vus du plus grand nombre.

La qualité de l'audience est également un facteur primordial. C'est donc en fonction des informations que les plates-formes ont collectées sur vous qu'elles peuvent monnayer des tarifs publicitaires encore plus élevés. Elles ont le loisir de promettre aux annonceurs que leurs publicités ne seront affichées que sur les pages d'une cible particulière. Ainsi, vous vous retrouvez segmentés en fonction de vos origines, de votre localisation, de votre âge ou de vos goûts. La plate-forme dissèque en long et en large votre vie, dans un but purement financier.

Aux vues de ces éclairages, il est aisé de comprendre que, dès lors, votre présence en elle-même sur le réseau social est déjà pour lui un gain d'argent.

Le freemium

Certains réseaux sociaux gagnent également de l'argent grâce à des abonnements ou à des affiliations. Des plates-formes comme Viadeo proposent en effet des applications supplémentaires aux utilisateurs qui payent un abonnement. Mi-gratuites et mi-payantes, ces plates-formes se servent à la fois des données privées et des payements effectués par les utilisateurs.

Ces médias sociaux ont donc intérêt d'une part à récolter le plus d'informations sur vous et d'autre part de vous pousser à vous abonner. Pour ce faire, ils vous donnent un aperçu de ce que vous pourriez recevoir en payant tout en vous démontrant, bien entendu, que la version gratuite a beaucoup de limites. Véritable procédé marketing, cette technique a pour but de vous faire sentir lésé si vous ne payez pas. Ainsi, vous vous abonnez.

Le modèle Pinterest

La plate-forme Pinterest a cependant révolutionné ce modèle.

Depuis sa création, le réseau social Pinterest a vraiment pensé à sa monétisation avant de chercher à acquérir, au grand galop, la plus grande audience possible. De fait, la plate-forme ne fonctionne pas sur un modèle publicitaire mais sur un modèle d'affiliation.

Ainsi, lorsqu'une épingle mène à un site de e-commerce, Pinterest y adjoint un code de suivi (ou tracking). De cette façon, lorsqu'un utilisateur fait en achat sur le site commerçant en provenant de Pinterest, la plate-forme récolte une commission sur la vente. Il n'est donc plus question de vendre de quelque manière que ce soient des données personnelles ou de demander aux utilisateurs un investissement, c'est la plate-forme qui s'autofinance.

Lorsque l'on parle de la gratuité des réseaux sociaux, nous savons à présent qu'elle est toute relative. N'est-il pas usurpé de penser que notre vie privée et nos données personnelles valent bien mieux et plus cher que ce qu'ils en font ?

exergue informative (à mettre dans un encadré coloré) : « Le terme de réseaux sociaux désigne généralement l'ensemble des sites Internet permettant de se constituer un réseau d'amis ou de connaissances professionnelles et fournissant à leurs membres des outils et interfaces d'interaction, de présentation et de communication. Les réseaux sociaux les plus connus sont Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo. YouTube peut également être considéré partiellement comme réseau social dans la mesure où le service a développé des outils d'interaction entre ses membres. Le succès d'audience des principaux réseaux sociaux en a fait des supports marketing et publicitaires. »

Source : définitions marketing (http://www.definitions-marketing.com/definition/Reseaux-sociaux/)

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